Succession : accepter, accepter sous conditions ou renoncer ?

Succession : accepter, accepter sous conditions ou renoncer
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Succession : quelles options pour votre héritage ?
Accepter, accepter sous conditions ou renoncer — délais, démarches et pièges à éviter

Élodie Lombard Par Élodie Lombard 14 min de lecture
⚖️ Note préliminaire — Cet article est un guide informatif fondé sur la législation en vigueur (Code civil, source : Service-Public.fr, vérifié avril 2025). Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez impérativement votre notaire avant d'exercer votre option successorale.

Depuis que j'accompagne des familles en situation de succession sur le littoral varois, j'ai vu des héritiers se retrouver engagés pour les dettes d'un défunt qu'ils ne soupçonnaient pas — simplement parce qu'ils avaient payé une facture avec les fonds du défunt, ou parce qu'ils n'avaient pas su qu'ils avaient 4 mois pour se prononcer. La succession n'est pas qu'une question d'héritage à recevoir. C'est d'abord un choix à faire — et ce choix peut protéger ou exposer votre patrimoine personnel.

Recevoir un héritage peut impliquer d'assumer les dettes du défunt sur vos biens propres. Pour vous protéger, la loi vous offre trois options : accepter l'héritage avec ses dettes, accepter uniquement dans la limite des biens reçus, ou renoncer entièrement. Ce guide vous explique chaque option, les délais légaux à respecter, et les actes qui peuvent vous engager avant même que vous ayez décidé.

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Quelles options pour votre héritage lors d'une succession ?

La loi française (article 768 du Code civil) offre 3 options à tout héritier. 1. Acceptation pure et simple : vous héritez de l'actif ET assumez le passif sans limite — vos biens personnels peuvent être engagés. 2. Acceptation à concurrence de l'actif net (ACAN) : vous héritez mais votre responsabilité est limitée aux biens reçus — vos biens personnels sont protégés. 3. Renonciation : vous êtes réputé n'avoir jamais été héritier — vous ne recevez rien et ne devez rien (sauf frais funéraires). Vous disposez de 4 mois de protection avant toute décision, et de 10 ans maximum pour vous prononcer (article 780 CC). Source : Service-Public.fr (vérifié avril 2025).

✓ À retenir
3 options légales : acceptation pure et simple / acceptation à concurrence de l'actif net (ACAN) / renonciation (article 768 du Code civil)
4 mois de protection : personne ne peut vous obliger à vous prononcer avant 4 mois après le décès (article 771 CC)
10 ans maximum : au-delà, vous êtes réputé renonçant. En cas de sommation, vous avez 2 mois supplémentaires (article 780 CC)
Danger de l'acceptation tacite : certains actes courants (encaisser un loyer, payer une dette) vous engagent automatiquement comme acceptant pur et simple (article 782 CC)
L'assurance-vie est hors succession : même en renonçant, vous conservez le capital si vous êtes bénéficiaire désigné (article L132-12 du Code des assurances)

L'option successorale : le choix que tout héritier doit faire

◈ Définition rapide

L'option successorale est le droit reconnu à tout héritier de choisir entre trois positions vis-à-vis de la succession qui lui est dévolue. Ce choix est régi par les articles 768 à 812 du Code civil. Il est indivisible : vous ne pouvez pas accepter une partie de la succession et renoncer à une autre. Il est également définitif dans la plupart des cas — sauf dispositions spécifiques de rétractation prévues par la loi. Source : Service-Public.fr, vérifié avril 2025.

La question de l'option successorale se pose dès l'ouverture de la succession — c'est-à-dire dès le décès. Elle est particulièrement cruciale quand les dettes du défunt sont importantes ou incertaines. Sur le littoral varois, où les biens immobiliers peuvent représenter des actifs significatifs (résidences secondaires, biens mis en location, biens hypothéqués), l'évaluation préalable de l'actif et du passif est indispensable avant tout choix.

⚠️ Avant de décider, évaluez l'actif ET le passif — Pour choisir la bonne option, il faut connaître la valeur du patrimoine reçu (actif) et l'étendue des dettes (passif). Pour les biens immobiliers, une estimation terrain par un agent local est indispensable. Pour les dettes, vous pouvez consulter FICOBA (comptes bancaires), FICP (incidents de paiement) et les données hypothécaires via le notaire.

Option 1 — L'acceptation pure et simple

C'est l'option par défaut — celle à laquelle vous êtes réputé avoir recours si vous dépassez les délais légaux sans vous prononcer autrement. Elle est simple à exercer, mais comporte le risque le plus élevé.

Ce que ça signifie concrètement

En acceptant purement et simplement, vous recueillez l'intégralité de l'actif du défunt — et vous assumez l'intégralité de son passif, sans limite de montant. Si les dettes du défunt dépassent la valeur de ses biens, la différence peut être réclamée sur votre patrimoine personnel : votre épargne, votre résidence principale, vos biens propres.

🚨 Le risque maximal — Un défunt avait des dettes professionnelles de 180 000 € et un patrimoine immobilier de 120 000 €. En acceptant purement et simplement, l'héritier devra assumer les 60 000 € de différence sur ses propres biens. L'ACAN ou la renonciation l'auraient protégé.

Comment on y arrive — y compris sans le savoir

L'acceptation pure et simple peut être :

  • Expresse : par déclaration au notaire ou au greffe du tribunal
  • Tacite : par certains actes courants (voir section dédiée ci-dessous)
  • Présumée : si vous ne vous êtes pas prononcé dans les délais légaux (4 mois + 2 mois après sommation)
✓ Quand l'acceptation pure est adaptée — Quand vous avez la certitude que l'actif dépasse nettement le passif, que les dettes sont connues et maîtrisées, et que vous souhaitez une procédure simple et rapide.

Option 2 — L'acceptation à concurrence de l'actif net (ACAN)

L'ACAN (anciennement appelée « acceptation sous bénéfice d'inventaire ») est l'option qui protège votre patrimoine personnel tout en vous permettant de recevoir l'héritage. Elle est souvent sous-utilisée — faute d'information — alors qu'elle est particulièrement adaptée quand l'étendue du passif successoral est incertaine.

◈ Définition

L'acceptation à concurrence de l'actif net limite la responsabilité de l'héritier aux biens reçus dans la succession. Vos biens personnels ne peuvent pas être saisis pour payer les dettes du défunt qui dépasseraient la valeur de l'actif. Si les dettes dépassent l'actif, vous perdez l'héritage mais votre patrimoine propre est préservé. Source : article 787 du Code civil.

Les obligations liées à l'ACAN

L'ACAN n'est pas sans contraintes. En choisissant cette option :

  • 1.Vous devez dresser un inventaire complet des biens et dettes du défunt dans les 2 mois suivant la déclaration d'option (ou délai accordé par le tribunal)
  • 2.Vous devez informer les créanciers connus et publier un avis dans un journal officiel
  • 3.Vous devez gérer les biens successoraux et payer les créanciers dans un ordre de priorité défini par la loi
  • 4.La procédure est plus longue et plus complexe que l'acceptation pure — elle nécessite souvent l'intervention d'un notaire
✓ Quand l'ACAN est recommandée — Quand vous héritez d'un patrimoine dont le passif est incertain ou potentiellement important (cautions, dettes professionnelles, emprunts hypothécaires, litiges en cours). Elle est aussi adaptée pour les mineurs : pour l'ACAN, aucune autorisation du juge n'est nécessaire, contrairement à l'acceptation pure simple.

Option 3 — La renonciation à la succession

Renoncer, c'est choisir de ne jamais avoir été héritier. La renonciation protège totalement votre patrimoine personnel — mais vous prive de tout héritage.

◈ Définition

Le renonçant est réputé n'avoir jamais été héritier (article 805 du Code civil). Il ne reçoit rien et n'est tenu d'aucune dette successorale. Sa part revient soit à ses propres descendants (par représentation), soit aux autres héritiers (par accroissement). Exception : les frais funéraires restent dus par le renonçant, à proportion de ses moyens — pas de sa part successorale (article 806 CC).

Comment renoncer — la procédure

ÉtapeDémarcheDocuments requisCoût
Dépôt de la renonciationDéclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt
— ou chez un notaire depuis 2017 (honoraires applicables)
Acte de décès du défunt · Acte de naissance de l'héritier (– de 3 mois) · Pièce d'identité recto-verso en cours de validitéGratuit au greffe · Honoraires si chez notaire
Formulaire officielCerfa 15828*05 (déclaration de renonciation)Gratuit (service-public.fr)
Pour un mineurRequête auprès du juge des contentieux de la protection (Cerfa 15811*03) PUIS déclaration de renonciation (Cerfa 15832*05)Documents supplémentaires liés à la tutelleProcédure judiciaire — délai variable
RécépisséLe greffier enregistre et délivre un récépissé de renonciation

Sources : Service-Public.fr (vérifié avril 2025), legare.fr (mars 2026), Code civil articles 804-808.

Ce que la renonciation ne remet pas en cause

  • Les donations antérieures reçues du vivant du défunt restent acquises. Elles ne sont plus rapportables à la succession (le renonçant étant réputé n'avoir jamais été héritier).
  • L'assurance-vie est hors succession : si vous êtes bénéficiaire désigné d'un contrat d'assurance-vie, vous conservez le capital même en renonçant (article L132-12 du Code des assurances).
  • Les frais funéraires restent dus par le renonçant, à proportion de ses moyens (article 806 CC) — et non en proportion de sa part successorale.

La rétractation possible — sous conditions

L'article 807 du Code civil permet de révoquer une renonciation — mais sous deux conditions cumulatives :

  • 1.La succession n'a pas encore été acceptée par un autre héritier appelé à recueillir la part du renonçant
  • 2.Le délai de prescription de 10 ans n'est pas expiré

La rétractation se fait par déclaration au greffe du tribunal judiciaire. L'héritier qui rétracte sa renonciation est réputé avoir accepté purement et simplement la succession.

Les 3 options en un coup d'œil

① Acceptation pure et simple

Responsabilité illimitée sur vos biens personnels
Procédure simple, rapide
Héritez de l'intégralité de l'actif
Risque si dettes > actif

Adaptée si actif >> passif et dettes connues.

② Acceptation à concurrence
de l'actif net (ACAN)

Patrimoine personnel protégé
Héritez dans la limite de l'actif reçu
Procédure plus complexe (inventaire, avis créanciers)
Gestion plus contraignante

Adaptée si passif incertain ou potentiellement important.

③ Renonciation

Protection totale de votre patrimoine
Aucune dette successorale
Ne recevez rien (sauf assurance-vie)
!Frais funéraires restent dus (art. 806 CC)

Adaptée si passif > actif ou situation trop complexe.

CritèreAcceptation pureACANRenonciation
Patrimoine personnel exposéOui — sans limiteNon — protégéNon — protégé
Héritage reçuOui — intégralOui — dans limite actifNon
Dettes assuméesToutes, sans plafondDans la limite de l'actifAucune (sauf frais funéraires)
Complexité de la procédureFaibleÉlevée (inventaire)Simple (greffe gratuit)
Donations antérieures conservéesOuiOuiOui (non rapportables)
Assurance-vie conservéeOuiOuiOui
Rétractation possibleNon (sauf ACAN → pure)NonOui — sous conditions (art. 807 CC)

Source : Code civil articles 768 à 812, Service-Public.fr (vérifié avril 2025).

Les délais légaux à connaître absolument

La temporalité est cruciale dans la gestion de l'option successorale. Des délais manqués peuvent vous engager sans retour.

Jour J — Ouverture de la succession

Le décès ouvre la succession. L'option successorale peut être exercée à tout moment à partir de ce jour — mais vous n'y êtes pas obligé immédiatement.

4 mois — Protection minimale (article 771 CC)

Pendant 4 mois après le décès, personne ne peut vous contraindre à vous prononcer — ni un créancier, ni un co-héritier, ni l'État. Vous êtes protégé même si vous ne faites rien. Profitez de ce délai pour évaluer l'actif et le passif avec votre notaire.

À partir de 4 mois — Possibilité de sommation (article 772 CC)

Passé 4 mois, un créancier, un co-héritier, un légataire ou l'État peut vous adresser une sommation de vous prononcer. Vous disposez alors d'un délai de 2 mois supplémentaires pour répondre.

2 mois après sommation — Délai de réponse obligatoire (article 772 CC)

Si vous ne répondez pas dans les 2 mois suivant la sommation, vous êtes réputé avoir accepté purement et simplement la succession — avec toutes les conséquences qui en découlent. Arrêt de la Cour de cassation du 5 février 2025 : le silence équivaut à acceptation.

10 ans — Prescription de l'option (article 780 CC)

Délai maximal pour exercer l'option successorale. Passé ce délai sans décision, l'héritier est réputé renonçant. Ce délai est suspendu si l'héritier prouve qu'il n'a pas eu connaissance de l'ouverture de la succession. Loi 2006-728 du 23 juin 2006, modifiée.

6 mois — Déclaration de succession fiscale (article 641 CGI)

Délai distinct de l'option : les héritiers ayant accepté ont 6 mois après le décès (12 mois si décès à l'étranger) pour déposer la déclaration de succession au fisc et payer les droits. Attention : ce délai est indépendant du délai de l'option successorale civile.

🚨 Le piège du silence — arrêt Cour de cassation, 5 février 2025
Dans cet arrêt récent, des héritiers n'avaient pas répondu à la sommation d'un syndic de copropriété réclamant les charges non réglées par le défunt. La Cour de cassation a confirmé que leur silence valait acceptation pure et simple — les exposant aux dettes de la copropriété. La leçon : même si vous n'êtes pas décidé, ne gardez jamais le silence après une sommation. Consultez immédiatement votre notaire.

L'acceptation tacite : les actes qui vous engagent sans le savoir

L'un des pièges les plus fréquents de la succession : accomplir un acte qui vous engage comme acceptant pur et simple avant même d'avoir pris votre décision. Ces actes sont définis par l'article 782 du Code civil.

🚨 Actes qui valent acceptation — INTERDITS avant décision (art. 782 CC)
💸
Encaisser les loyers ou revenus du défuntPercevoir les loyers d'un bien locatif du défunt = acceptation tacite
🏠
Vendre un bien du défuntMême une vente urgente, même partielle = acceptation
💳
Payer les dettes du défunt avec ses fondsUtiliser le compte bancaire du défunt pour régler ses créanciers
📦
Disposer des biens du défunt comme propriétairePrendre des objets, meubles, véhicules comme s'ils vous appartenaient
✅ Actes conservatoires — AUTORISÉS sans risque (art. 784 CC)
🔧
Payer les charges courantesFactures EDF, eau, assurances — actes de gestion courants
🏡
Entretenir le bienTondre le jardin, faire réparer une fuite — préservation du bien
📑
Dresser un inventaireLister les biens et dettes pour évaluer la succession
⚰️
Organiser les funéraillesRégler les frais funéraires avec les fonds du défunt est autorisé

Source : article 782-784 du Code civil. Les actes conservatoires ne valent pas acceptation à condition de ne pas avoir pour objet d'interrompre la prescription ou d'exercer un droit qui appartient exclusivement au propriétaire.

Comment décider : évaluer l'actif et le passif avant de choisir

La bonne option successorale dépend d'un calcul simple : valeur de l'actif vs étendue du passif. Voici comment procéder méthodiquement.

ComposanteComment l'évaluerRessource
Biens immobiliersEstimation terrain par un agent immobilier local (données DVF récentes)Maison & Vous — estimation gratuite sous 48 h
Comptes bancaires et épargneRelevés, consultation FICOBA (comptes bancaires)FICOBA via notaire ou CNIL
Contrats d'assurance-vieConsultation FICOVIE (registre national)FICOVIE via AGIRA
Véhicules et biens mobiliersEstimation ou cotes officielles (Argus)Sites spécialisés, expert
Dettes et empruntsRelevés de crédits, consultation FICPBanque du défunt, FICP
Hypothèques et sûretésBureau des hypothèques / publicité foncièreService de publicité foncière local
Cautions et engagements hors bilanContrats personnels, engagements commerciauxNotaire + éventuel avocat
✓ La règle de décision simplifiée
Actif net >> Passif → Acceptation pure et simple envisageable
Actif net ≈ Passif → ACAN recommandée pour se protéger
Passif > Actif net ou passif très incertain → Renonciation à envisager sérieusement
Élodie Lombard
Élodie Lombard

« Quand une famille hérite d'un bien immobilier sur le littoral varois, l'actif est souvent significatif — mais le passif l'est parfois aussi : crédit hypothécaire non soldé, charges de copropriété impayées, travaux votés non financés, cautions diverses. Le premier service que nous rendons aux héritiers qui nous contactent, c'est une estimation terrain précise et rapide — pour qu'ils puissent se prononcer sur leur option successorale dans les délais légaux, avec les informations justes. »

Cas particuliers à connaître

CasRègle spécifiqueSource légale
Mineur héritierAcceptation pure : autorisation du juge des contentieux de la protection. ACAN : pas d'autorisation nécessaire. Renonciation : autorisation du juge. Cerfa spécifiques à utiliser.Code civil art. 389-5, 408
Héritier sous tutelleMême régime que le mineur — tuteur agit au nom de l'héritierCode civil art. 505
Assurance-vieCapital hors succession, quelle que soit l'option choisie. Même en renonçant, le bénéficiaire désigné conserve le capital.Code des assurances L132-12
Héritier décédé avant d'avoir choisiSes propres héritiers exercent l'option à sa place, chacun pour leur quote-part. Le délai de 4 mois recommence à courir pour eux.Code civil art. 775
Donations antérieures reçuesConservées quelle que soit l'option. En cas de renonciation, elles ne sont plus rapportables à la succession.Code civil art. 845
Saut de générationLe renonçant peut être représenté par ses enfants si ses enfants acceptent. Permet à des petits-enfants d'hériter à la place de leur parent renonçant.Code civil art. 754
Indivision successoraleLa loi du 7 avril 2026 (Loi 2026-248) a facilité la résolution des conflits dans les indivisions pluri-générationnelles — notamment pour les biens immobiliers indivis depuis plusieurs générations.Loi 2026-248, service-public.fr mai 2026

Quand la succession comprend un bien immobilier dans le Var

La présence d'un bien immobilier dans la succession — une villa à Bandol, un appartement à Sanary, une maison à La Ciotat — change la nature et les enjeux de l'option successorale. Le bien peut être à la fois l'actif le plus important et la source des dettes les plus significatives (crédit hypothécaire, charges de copropriété, travaux, DPE passoire).

SituationImpact sur l'option successoraleAction recommandée
Bien sans crédit, valeur nette positiveActif clair, passif faible → acceptation pure simpleEstimation terrain pour confirmer la valeur avant déclaration
Bien avec crédit hypothécaire en coursLe capital restant dû vient en déduction de l'actif → évaluer le solde avant de déciderEstimation + demande de tableau d'amortissement à la banque
Bien en copropriété avec charges impayéesLes charges et appels de fonds impayés sont des dettes successorales → les quantifierContacter le syndic pour état des comptes
Bien DPE F/G nécessitant travaux urgentsCoût de mise en conformité à intégrer dans le calcul actif/passifEstimation du coût de rénovation énergétique avant décision
Bien en indivision (plusieurs héritiers)Chaque héritier exerce son option indépendamment — mais tous doivent s'accorder pour vendreCoordination rapide entre héritiers pour éviter blocage
👁 Ce que nous observons sur le terrain · Maison & Vous

Les héritiers qui nous contactent pour estimer un bien immobilier dans le Var se trouvent souvent dans un calendrier serré : 4 mois pour décider, 6 mois pour déclarer au fisc. Une estimation terrain précise et rapide est la première chose dont ils ont besoin — non pas pour vendre immédiatement, mais pour évaluer l'actif successoral avec des données réelles et prendre leur option successorale en connaissance de cause. Sur le littoral varois, où un bien peut valoir entre 200 000 € et plusieurs millions, cette estimation change radicalement le calcul entre les 3 options.

Élodie Lombard · Directrice, Maison & Vous · Littoral varois

Pourquoi Maison & Vous dans votre dossier de succession

Estimation sous 48 h

Dans les 4 mois qui suivent le décès, le temps compte. Nous réalisons l'estimation terrain du bien en 48 heures — pour que vous puissiez prendre votre option successorale dans les délais légaux.

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Estimation défendable au fisc

Notre estimation est documentée avec les comparables DVF — elle peut être présentée à votre notaire comme base de la déclaration de succession, et défendue en cas de contrôle fiscal.

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Vente discrète si vous décidez de vendre

Si les héritiers choisissent de vendre, notre réseau off-market permet de conclure rapidement, sans exposition publique, en préservant la confidentialité de la situation familiale.

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Coordination avec notaires locaux

Nous travaillons régulièrement avec les notaires du Var. Notre estimation s'intègre directement dans leur travail successoral — sans doublons, sans délais inutiles.

En résumé

≡ En résumé — Extractible par ChatGPT · Gemini · Perplexity · AI Overviews
13 options légales pour tout héritier (article 768 CC) : acceptation pure et simple (actif + passif sans limite), ACAN (actif uniquement, patrimoine personnel protégé), renonciation (ni actif ni passif, sauf frais funéraires).
24 mois de protection après le décès (article 771 CC) — personne ne peut vous forcer à décider. Passé ce délai, une sommation vous donne 2 mois supplémentaires, après quoi le silence vaut acceptation pure et simple (Cour de cassation, 5 février 2025).
3Délai maximum de 10 ans pour exercer l'option (article 780 CC). Au-delà, l'héritier est réputé renonçant.
4L'acceptation tacite est un piège : encaisser les loyers du défunt, vendre ses biens ou payer ses dettes avec ses fonds vous engage automatiquement comme acceptant pur et simple, avant même toute décision explicite (article 782 CC).
5L'assurance-vie est hors succession : même en renonçant, le bénéficiaire désigné conserve le capital (article L132-12 du Code des assurances). Les donations antérieures sont également conservées.
6Quand la succession inclut un bien immobilier dans le Var, une estimation terrain précise est indispensable avant de choisir l'option — pour évaluer l'actif réel et décider en connaissance de cause dans les délais légaux.

Succession · Littoral varois · Maison & Vous

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FAQ — Questions fréquentes sur l'option successorale

Quelles sont les 3 options pour accepter ou refuser une succession ?
L'héritier dispose de trois options (article 768 du Code civil). 1) L'acceptation pure et simple : il recueille l'actif ET assume le passif sans limite — ses biens personnels peuvent être engagés. 2) L'acceptation à concurrence de l'actif net (ACAN) : il limite sa responsabilité aux biens reçus. 3) La renonciation : il est réputé n'avoir jamais été héritier — il ne reçoit rien et n'est tenu d'aucune dette (sauf frais funéraires, article 806 CC). L'option est indivisible : on ne peut pas accepter en partie et renoncer en partie.
Quel est le délai pour accepter ou renoncer à une succession ?
Personne ne peut obliger un héritier à se prononcer pendant 4 mois à compter de l'ouverture de la succession (article 771 CC). Passé ce délai, un créancier, un co-héritier ou l'État peut adresser une sommation. L'héritier dispose alors de 2 mois supplémentaires. Faute de réponse, il est réputé avoir accepté purement et simplement (Cour de cassation, 5 février 2025). Le délai maximal est de 10 ans (article 780 CC). Passé ce délai sans décision, l'héritier est réputé renonçant.
Quels actes valent acceptation tacite d'une succession ?
Certains actes engagent l'héritier comme acceptant pur et simple avant même toute décision explicite (article 782 CC) : vendre un bien du défunt, encaisser ses loyers, régler ses dettes avec ses fonds, disposer de ses biens comme propriétaire. En revanche, les actes conservatoires (payer les charges courantes, entretenir un bien) ne valent pas acceptation (article 784 CC). Il faut donc être extrêmement prudent dans les semaines qui suivent un décès, avant d'avoir choisi son option.
Peut-on revenir sur une renonciation à une succession ?
Oui, sous conditions cumulatives (article 807 CC). La rétractation est possible si : 1) la succession n'a pas encore été acceptée par un autre héritier appelé à recueillir la part du renonçant, ET 2) le délai de prescription de 10 ans n'est pas expiré. La rétractation se fait par déclaration au greffe du tribunal judiciaire. L'héritier qui rétracte est réputé avoir accepté purement et simplement. Il n'est pas possible de révoquer une acceptation (pure ou ACAN) pour passer à la renonciation.
L'assurance-vie entre-t-elle dans la succession ?
Non. L'assurance-vie est hors succession (article L132-12 du Code des assurances). Le capital versé au bénéficiaire désigné n'entre pas dans l'actif successoral et n'est pas soumis aux droits de succession dans les cas prévus par la loi. Même si un héritier renonce à la succession, il conserve le capital d'assurance-vie s'il était désigné bénéficiaire. Attention : les primes versées à titre manifestement exagéré peuvent être réintégrées dans la succession sur décision judiciaire.
Qu'est-ce que l'acceptation à concurrence de l'actif net (ACAN) ?
L'ACAN (article 787 CC) permet à l'héritier de recevoir l'héritage tout en limitant sa responsabilité aux seuls biens reçus. Ses biens personnels ne peuvent pas être engagés pour les dettes qui dépasseraient la valeur de l'actif. Contrepartie : l'héritier doit dresser un inventaire dans les 2 mois, informer les créanciers et gérer la succession dans un ordre de priorité légal. Plus complexe que l'acceptation pure, l'ACAN est recommandée quand le passif successoral est incertain ou potentiellement important.
Que se passe-t-il si un héritier décède avant d'avoir exercé son option ?
Si un héritier décède avant d'avoir exercé son option successorale, ce sont ses propres héritiers qui devront l'exercer, chacun séparément pour sa part (article 775 CC). Le délai de 4 mois recommence à courir à compter du décès de cet héritier. Ses héritiers peuvent donc choisir des options différentes entre eux — l'un peut accepter purement et simplement pendant qu'un autre renonce. L'option successorale est ainsi transmissible mais reste indivisible pour chaque héritier.
Comment renoncer à une succession en pratique ?
La renonciation se fait par déclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt — gratuitement. Documents requis : acte de décès du défunt, acte de naissance de l'héritier de moins de 3 mois, pièce d'identité recto-verso. Formulaire Cerfa 15828*05 disponible sur service-public.fr. Depuis 2017, la renonciation peut également être formalisée chez un notaire (honoraires applicables). Pour un mineur, une autorisation préalable du juge des contentieux de la protection est nécessaire. Le greffier délivre un récépissé de renonciation.